L’influence du temps sur nos humeurs a maintes fois été prouvée. Alors que le printemps semble ne jamais vouloir arriver, comment garder le moral ?
Ne dit-on pas «avoir le moral au beau fixe?», «la tête dans les nuages» ou «l’humeur printanière»? Depuis toujours, les liens entre nos états intérieurs et le temps qu’il fait ont inspiré toute sorte de commentaires.

Pour la plupart des Français l’heure est au plafond bas: depuis deux mois, le ciel voilé par des nuages opaques, les pluiesquotidiennes et la neige se succèdent pour finalement dessiner un début d’année pourri, après un mois de février déplorable, voilà que le mois de Mars n’est guère mieux !  Agacement, frustration et colère s’expriment dans les conversations.

D’un point de vue objectif, l’influence tangible de la météo sur nos humeurs a maintes et maintes fois été prouvée. Ainsi, on a défini le terme de «dépression saisonnière» pour parler des pics de déprime observables notamment dans les pays du Nord au moment des longs hivers. Autre impact d’un temps sans soleil: nos rythmes biologiques veille/sommeil ont tendance à se désynchroniser. Le matin, des difficultés à se réveiller sont fréquentes car la production de cortisol n’est pas stimulée. Et des envies de dormir, l’impression d’être fatigué sont aussi induites par l’ombre généralisée.Parmi les plus réceptifs à ces changements extérieurs, les seniors  qui  voient leur identité soumise à d’importants bouleversements intérieurs et s’isolent davantage qu’à d’autres âges.

Par ailleurs, de nombreuses études démontrent que nos comportements ont tendance à se modifier sous l’influence du climat: des scientifiques ont observé   que les clients d’hôtels donnent des pourboires plus importants aux personnels  qui leur annoncent le beau temps dehors. Les pauvres serveurs de restaurant et de café ne doivent pas ramasser grand chose en ce moment.

Les médecins ont démontré les liens entre un climat froid et pluvieux avec les rhumatismes  ou les maux de tête. Aussi les suicides sont en nombre croissant les mois d’hiver. Voir les autres s’épanouir peut en effet renforcer les sentiments négatifs des personnes dépressives qui, déprimées par le manque de soleil, décident d’en finir et de passer à l’acte.

Un autre exemple est l’influence du temps sur nos façons de consommer : Les soldes d’hiver n’ont pas été bonnes car les français n’avaient pas envie de sortir plombés par la crise et le temps maussade. Comme il fait froid, le budget chauffage explose et il ne reste plus grand chose pour les extras. Se chauffer coûte en moyenne 150€ par mois et en ce moment, on dépasse allègrement les 200€ mensuels. Le poste chauffage a augmenté de 35% en 10 ans ! 

La météo n’a pas fini de nous interroger, de nous faire parler et de nous faire écrire !