ohUne température extérieure qui avoisine le zéro et à l’intérieur de l’appartement, pas de chauffage ni d’eau. Voici le calvaire qu’ont enduré Michel et Jeanine pendant près d’un mois et demi. Ce couple de retraités habite à Armentières dans un logement social qui manifestement tombe en décrépitude. Obligés de se laver avec une bouilloire et chauffées avec des petits radiateurs électriques. Les réparateurs sont bien intervenus mais sans résultat. Certaines fois, il a fallu attendre 10 jours pour qu’un professionnel daigne bien venir chez eux. Résultat, il fallait changer la chaudière. 45 jours d’attente pour arriver à un constat qui semblait évident. “Mon père est malade et ça commence vraiment à leur taper sur le moral” déclare leur fils. Comme on les comprend…

Quelle honte de laisser ces paisibles retraités sans chauffage ni eau. En plus, c’est leur fils qui a du entreprendre toutes les démarches administratives car ces pauvres personnes étaient dépassés par les événements. Seuls, sans famille, ils seraient encore obligés de se passer d’eau et de chauffage. C’est inadmissible ! 

Aujourd’hui on n’a plus le droit ni d’avoir faim ni d’avoir froid, pourtant combien de retraités n’arrivent plus à se chauffer correctement, à payer l’électricité dans notre pays ?

Il faut savoir que 21,1% des retraités sont en “vulnérabilité énergétique” selon le jargon des experts. C’est une situation qui ne peut durer. Mais qui s’en préoccupe vraiment ? Une phrase d’un élu, responsable des services sociaux donne à réfléchir “Ceux qui me font le plus peur, ce sont les retraités avec une petite retraite, qui s’en sortent tout juste et qui lorsque le gaz augmente, font le choix de ne pas se chauffer, ou de se chauffer moins”

Et avec les hausses de gaz et d’électricité, la situation des retraités modestes n’est pas prête de s’améliorer…