La politique fiscale du gouvernement fait des gagnants et des perdants. Et encore une fois ce sont les retraités qui trinquent. Ce constat s’appuie sur deux études très approfondies l’une de l’OFCE  et l’autre de l’Institut des politiques publiques. En effet, on peut lire “les ménages composés exclusivement de retraités, qu’ils soient seuls ou non, verront pour la moitié d’entre eux leur revenu disponible se réduire sous l’effet du quasi gel des pensions de retraites notamment. Pour les retraités vivant seuls, la perte moyenne devrait s’établir à 240 euros par an tandis que pour les couples retraités, celle-ci atteindrait 390 euros par an en moyenne” et “les retraités mis à contribution  voient quant à eux leur revenu disponible baisser en moyenne“. Alors pourquoi cet acharnement vis à vis des millions de retraités? Dans ces deux rapports le constat est sans appel: “Au final, trois ménages sur quatre bénéficieraient d’un gain de pouvoir d’achat mais près de la moitié des retraités serait perdante avec l’entrée en vigueur des nouvelles mesures en 2019″ et “Les actifs sont les gagnants des mesures budgétaires de 2018 et 2019; à l’inverse, les retraités  sont mis à contribution” “Ces pertes localisées concernent des retraités qui à la fois subissent la sous-revalorisation des retraites et sont hors du champ de l’ASPA (minimum vieillesse) et du nouveau dégrèvement de taxe d’habitation”

Les retraités ne bénéficient pas, contrairement aux premiers, de la baisse des cotisations salariales, ni de l’augmentation de la prime pour l’emploi. En revanche, leurs revenus subissent la baisse ou la stagnation de prestations sociales ainsi qu’une moindre revalorisation des retraites. On peut constater que pour la plupart des retraités, le bilan des mesures fiscales du gouvernement Macron est très largement négatif, et même très négatif pour les 20% des ménages retraités les plus riches.

A quand un changement de politique en faveur des retraités ?