Tous les jours, les politiques, les experts et les journalistes nous parlent de la baisse du chômage. C’est naturellement une bonne chose et le Premier Ministre l’a rappelé dans son discours de politique générale le 12 juin “le chômage est au plus bas depuis 10 ans”. Cependant, plus personne n’évoque bizarrement le chômage des seniors! Comme si ces personnes étaient passés à la trappe. Il faut savoir que depuis mai 2017, soit l’élection d’Emmanuel Macron, le chômage des seniors a augmenté! Notre pays comptait 916 300 chômeurs de plus de 50 ans en 2017 contre 916 400 en juin 2019. Alors pourquoi ce silence? Tabou, indifférence, lassitude? Quelles sont les pistes pour arriver à résoudre ce véritable fléau du chômage des anciens ? 

Le Président Emmanuel Macron doit prendre le problème du chômage des plus de 50 ans à bras le corps. Car rien n’a été vraiment fait depuis des années.

Nous ne pouvons pas rester les bras croisés en attendant chaque trimestre des statistiques. C’est pour cette raison que nous préconisons des mesures audacieuses, innovantes, jamais mises en place. Pour combattre, le fléau du chômage des seniors, il faut prendre des initiatives fortes et non pas des mesurettes.

Il est nécessaire de :

-Baisser le salaire payé par l’entreprise aux plus de 50 ans et le manque à gagner étant à la charge de l’Etat.
-Créer une aide spécifique de 15 000€ pour l’embauche en CDI d’un senior de plus de 50 ans inscrit à Pôle Emploi et suppression totale des charges pour les entreprises qui embaucheraient un senior.
-Mettre en place une obligation de compter des seniors dans l’entreprise en fixant le taux de 5% de personnes de plus de 50 ans dans l’effectif. Cette mesure existe pour les handicapés et à situation d’urgence, réponse spécifique.

Il faudra bien un jour qu’un gouvernement soit courageux et mécontente les corps constitués, les entreprises, les biens pensants, les mentalités sinon le chômage des seniors engendrera des drames…

François Mitterrand disait “quand le premier emploi c’est le chômage, je dis que ce n’est pas juste” Nous pourrions continuer “Quand le dernier emploi, c’est le chômage, je dis que ce n’est pas juste “