Tabou, indifférence, lassitude? Aucun média, aucun homme politique, aucun syndicaliste n’évoque encore le problème dramatique du chômage des seniors. Pourtant, les chiffres font froid dans le dos: 925 400 personnes de plus de 50 ans sont au chômage soit une hausse de 0,5% en un mois et de 3,3% en un an alors que le chômage global n’a augmenté “que” de 0,2% sur la même période. Si l’on tient compte de toutes les catégories, la France compte 1 396 000 chômeurs de plus de 50 ans! Qui en parle ?

Quelques chiffres font froid dans le dos: la moitié de la hausse des chômeurs depuis 2012 concerne les chômeurs de plus de 50 ans ! En 5 ans, le chômage des seniors a augmenté de près de 50% ce qui représente 300 000 chômeurs seniors supplémentaires. 

Le  Président Emmanuel Macron doit prendre ce problème à bras le corps. Car rien n’a été vraiment fait depuis des années.

Nous ne pouvons pas rester les bras croisés en attendant chaque mois des statistiques. C’est pour cette raison que nous préconisons des mesures audacieuses, innovantes, jamais mises en place. Pour combattre, le fléau du chômage des plus de 50 ans, il faut prendre des initiatives fortes et non pas des mesurettes.

Il est nécessaire de :

  • Baisser le salaire payé par l’entreprise aux plus de 50 ans et le manque à gagner étant à la charge de l’Etat.
  • Créer une aide spécifique de 15 000€ pour l’embauche en CDI d’un senior de plus de 50 ans inscrit à Pôle Emploi et suppression totale des charges pour les entreprises qui embaucheraient un senior.
  • Mettre en place une obligation de compter des seniors dans l’entreprise en fixant le taux de 5% de personnes de plus de 50 ans dans l’effectif. Cette mesure existe pour les handicapés et à situation d’urgence, réponse spécifique.
  • Il faudra bien un jour qu’un gouvernement soit courageux et mécontente les corps constitués, les entreprises, les biens pensants, les mentalités sinon le chômage des seniors engendrera des drames…

François Mitterrand disait “quand le premier emploi c’est le chômage, je dis que ce n’est pas juste” Nous pourrions continuer “Quand le dernier emploi, c’est le chômage, je dis que ce n’est pas juste “