En ce moment, les journaux ne parlent que d’écoutes téléphoniques! Et pourtant c’est une histoire ancienne ! Les écoutes téléphoniques ont depuis longtemps défrayé la chronique dans notre pays. Souvenez vous, déjà en 1983, la cellule anti-terroriste de l’Elysée avait mis sous écoutes clandestines plus de 100 personnalités de Jean-Edern Hallier à Carole Bouquet ! Mais si nous remontons encore le temps, l’affaire la plus rocambolesque fut celle des écoutes du Canard enchaîné en 1973. Deux agents de la DST se faisaient passer pour des plombiers le soir de Noel! D’ailleurs, regardez cet extrait du journal télévisé de 1973. C’est encore d’actualité :

En 1960, déjà le Groupement Interministériel de contrôle était crée afin de procéder aux écoutes et enregistrements téléphoniques ainsi que des renvois sur le réseau des PTT des écoutes microphoniques. PTT cela fait un bail que nous n’en avions pas entendu parler! Mais concernant les écoutes judiciaires il fallait être les rois de la débrouille dans un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre !

Pour faire une écoute, à l’époque dans les années 60, il fallait être un peu bricoleur. En effet, il fallait demander aux PTT (ndlr: Postes et télécommunications pour les plus jeunes…) de dériver la ligne écoutée sur une autre ligne prévue à cet usage. Puis enregistrer les écoutes avec un vieux magnétophone et enfin tout retranscrire sur des procès verbaux! Un travail de titan ! Il est vrai qu’à l’époque les écoutes judiciaires étaient rares.

Dans les années 1960, beaucoup de personnes se croyaient sur écoute et s’en flattaient même ! Il était courant de dire que l’on entendait régulièrement un “clic” sur sa ligne comme lorsque l’on raccrochait.

Maintenant, les moyens matériels ont évolué et notre pays a connu une explosion des écoutes légales passant de 6000 à 26000 écoutes tout à fait légales en 10 ans !