Plus fréquentes avec l’âge, elles présentent un caractère de gravité et sont responsables  d’un nombre important de décès.  En 2012 les chutes ont entrainé 9000 décès dont 90% chez les séniors.

A quoi est due cette fréquence des chutes ?

Le sénior est souvent porteur  d’une affection médicale favorisant une chute :

–         Baisse de la vision par une lésion dégénérative oculaire des vaisseaux ou cataracte,

–         Trouble de l’équilibre et vertiges  en relation avec une maladie circulatoire ou cardiaque, une  cause thérapeutique : certains médicaments pouvant générer des effets secondaires de ce type ou agir sur la tension artérielle avec  baisse (hypotension),

–         Faiblesse musculaire ou gêne articulaire induite par une arthrose des membres inférieurs,

–         instabilité à la marche comme on peut le rencontrer dans certaines affections des vaisseaux ou de l’oreille interne.

Que peut-on faire pour limiter les chutes :

            Tout d’abord des précautions de « bon  sens » :

–         A son domicile avoir un éclairage suffisant, se méfier des tapis, d’un sol glissant, des escaliers à utiliser avec l’aide d’une rampe, se lever ou se coucher en « prenant son temps »,

–         A l’extérieur, si nécessaire se faire accompagner par une tierce personne, ne pas avoir de scrupule à utiliser une  canne, se méfier des terrains accidentés ou glissants (trottoirs dégradés, neige ou verglas sur la chaussée….)

–         Avertir son médecin de tout trouble de l’équilibre, de sensations vertigineuses. Celui-ci jugera si un bilan complémentaire doit être pratiqué auprès d’un cardiologue, d’un spécialiste des vaisseaux (angiologue) ou un oto-rhino-laryngologiste,

–         Savoir maintenir une activité physique régulière, adaptée à l’âge avec la volonté de « rester en forme », ce qui n’est pas toujours facile à décider : la marche, une gymnastique douce, la natation, la bicyclette, l’utilisation des escaliers plutôt qu’un ascenseur…permettant une activité musculaire régulière, luttant contre l’enraidissement articulaire,  favorisant l’équilibre et la coordination dont les troubles sont souvent responsables de chutes.

Le risque de chutes est accentué avec l’âge, pour  toutes les raisons précédemment évoquées. Il présente un danger de plus en plus important en vieillissant.

            Ces chutes peuvent s’accompagner de

–         fractures des membres inférieurs dont la plus fréquente est celle du col du fémur.

Elles sont favorisées par la décalcification des os (souvent due à l’ostéoporose) qui rend les os plus fragiles lors des traumatismes.

Les risques liés à l’intervention chirurgicale, souvent nécessaire, et aux suites opératoires, sont augmentés avec l’âge et les séquelles articulaires, même après  un geste chirurgical techniquement réussi, peuvent aboutir à une gêne fonctionnelle douloureuse, handicapant de façon définitive, le quotidien du sénior.

 

Que peut-on donc conseiller au sénior pour lutter contre les chutes ?

–         apprendre à se « hâter lentement »,

–         prendre des précautions de bon sens aussi bien à son domicile qu’à l’occasion de ses déplacements à l’extérieur,

–         conserver une activité physique régulière, adaptée à son état,

–         évoquer avec son médecin traitant tout trouble responsable d’une instabilité, même s’il apparait à priori sans importance,

–         garder en mémoire qu’une fracture du sénior n’est que rarement anodine et laisse parfois des séquelles définitives invalidantes ou peut même  se répercuter sur le pronostic vital du patient.