Seniors en Forme, faites-vous vacciner contre la grippe saisonnière! Maladie infectieuse due à un virus, contagieuse et épidémique, la grippe est une affection hivernale extrêmement répandue qui peut être responsable de complications très sévères d’origine pulmonaire ou cardiaque chez le sujet âgé.

Habituellement, il s’agit de formes « simples » à début brutal survenant après une incubation et un à trois jours, caractérisées par des frissons, une sensation de malaise, des maux de tête, des courbatures et une fièvre élevée. Les muqueuses du nez, de la gorge, de la trachée sont enflammées ce qui entraîne un écoulement nasal, un larmoiement, des brûlures au niveau du pharynx et une toux sèche avec sensation de gêne respiratoire. La fièvre reste élevée pendant quelques jours puis baisse souvent brutalement, provoquant «  des crises » de transpiration. Une rechute fébrile est possible et la maladie laisse une fatigue persistante, extrêmement gênante.

Il existe des formes atténuées avec symptômes très discrets, coryza banal dont l’origine grippale peut se discuter.

Par contre, il ne faut pas minimiser les formes graves, s’accompagnant de complications pulmonaires atteignant les bronches et les poumons.

Les complications cardiaques avec défaillance du cœur sont les causes les plus fréquentes de mortalité des grippes « malignes ». Elles justifient souvent un séjour en réanimation médicale.

D’autres complications moins sévères mais relativement fréquentes de la sphère oto-rhino-laryngologique peuvent se manifester : sinusite, otite, laryngite (surtout chez l’enfant).

Si le pronostic de la grippe saisonnière est généralement bon dans les formes non compliquées de l’adulte, il n’en est pas toujours de même chez le sujet âgé porteur d’une affection cardiaque ou pulmonaire ou d’un état général dégradé par une maladie chronique.

Le traitement, devant cette affection éminemment contagieuse, sera tout d’abord préventif en prenant les précautions d’hygiène habituelle : éviter le contact avec les patients malades, désinfection des mains. En effet, la contagion de la grippe est directe, interhumaine par contact avec un malade. Le virus est contenu dans les gouttelettes salivaires émises lors de la toux ou de la parole.

Il n’existe pas de traitement spécifique du virus : repos alité, bonne hydratation, antipyrétique et antalgique seront la règle. L’antibiothérapie ne sera réservée qu’aux formes surinfectées d’origine microbienne.

La meilleure thérapeutique repose essentiellement sur la prophylaxie, c’est-à-dire la vaccination.
Une dose vaccinale (en seringue pré remplie) suffit. Elle s’administre par voie intramusculaire ou sous cutanées profonde et peut être effectuée par un infirmier ou une infirmière. Une vaccination antitétanique peut être associée,  permettant aux seniors de se mettre à jour vis-à-vis de leur protection contre le tétanos.

Les contre-indications de la vaccination sont rares : hypersensibilité à la substance active, aux œufs, aux protéines du poulet. Elle doit être différée en cas de maladie fébrile ou d’affection aigue.

La protection est obtenue au bout de deux à trois semaines, et dure de six à douze mois.

Les effets indésirables sont rares et généralement bénins : réaction douloureuse locale avec rougeur au point d’injection, réaction générale à type de fièvre, douleurs musculaires, maux de tête. Ils disparaissent, généralement, sans traitement après deux à trois jours. D’autres effets, exceptionnels, ont été rapportés. Votre médecin de famille, que vous avez interrogé sur le bien-fondé de cette vaccination, sera à même de vous guider sur cette prévention et la compatibilité du vaccin avec votre état de santé.

Le vaccin est adapté chaque année, conformément aux recommandations de l’OMS et de la Communauté CE afin de pouvoir être efficace sur les virus d’actualité. Un petit détail à connaître : le produit, une fois délivré par le pharmacien, doit être conservé au réfrigérateur avant utilisation (entre +2 et +8°) et à l’abri de la lumière.

L’Assurance maladie conseille, selon les recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique, la vaccination à partir de 65 ans, compte tenu des conséquences graves que peut avoir cette maladie dans cette tranche d’âge. Des maladies chroniques, comme le diabète, certaines affections rénales, cardiaques et respiratoires sont aussi des indications de vaccination, la grippe pouvant les décompenser de façon sévère.

Maladie souvent bénigne touchant chaque hiver des dizaines de milliers de personnes, la grippe n’est pas toujours une maladie anodine et chaque année un certain nombre de décès liés à ce virus est à déplorer en France.

Après 65 ans et chez certains patients porteurs d’affections chroniques elle pourra avoir des conséquences graves. Même une grippe simple (95% des cas) s’accompagne de symptômes « désagréables » pendant plusieurs jours obligeant le patient à garder la chambre et suivis d’une période d’asthénie plus ou moins prolongée perturbant l’activité du senior actif.

Le meilleur moyen de l’éviter est la vaccination. En début d’automne, parlez-en à votre médecin de famille qui sera le plus à même de vous conseiller sur la conduite à tenir pour cette prévention prise en charge à 100% par l’Assurance maladie à partir de 65 ans. Votre praticien vous expliquera que le vaccin est réalisé à base de virus inactivé, qui ne peut pas vous transmettre un syndrome grippal vrai mais qui évidemment ne vous mettra pas à l’abri d’une rhinopharyngite, d’une angine d’origine virale toute autre.