L’évolution de ces tendinites, de ces inflammations capricieuses, peut parfois gêner considérablement l’activité de loisirs des seniors. La douleur tendineuse est volontiers chronique, lancinante parfois aiguë.  Elle se calme souvent au repos et s’aggrave au cours des mouvements sollicitant le tendon en cause.  La tendinite rhumatismale a essentiellement deux causes :  le vieillissement du ligament  et les micros traumatismes résultant d’un surmenage fonctionnel.

Schématiquement, on retiendra deux types de lésions :

–      La tendinite d’insertion siégeant autour d’une articulation,

–      L’inflammation d’un tendon coulissant dans une gaine fibreuse que votre médecin appellera une ténosynovite.

Les tendinites d’insertion sont fréquentes et peuvent se retrouver au niveau d’un grand nombre d’articulations : épaule (périarthrite), du coude (épicondylite), de la hanche (tendinite fessière), du genou (périarthrite) ou  du pied (tendinite du tendon d’Achille). Les ténosynovites s’observent le plus souvent au  niveau des poignets ou des doigts (doigts à ressort) ou des chevilles. Les signes présentés varient évidemment en fonction des tendons atteints et de l’importance de l’inflammation.

Consultez sans trop attendre votre médecin devant un signe évocateur d’une telle lésion car le passage à la chronicité est possible et entraîne alors une gêne douloureuse fonctionnelle persistante, parfois très handicapante. Celui-ci saura reconnaître une telle lésion en vous demandant si nécessaire des examens complémentaires pour confirmer l’atteinte ligamentaire et son importance : radiographies, parfois prise de sang, échographie et éventuellement, examen scannographique ou par résonance magnétique (IRM) si le diagnostic est difficile ou si l’importance de la lésion doit être évaluée.

Une fois le diagnostic posé, le traitement sera fonction du siège de l’atteinte tendineuse. Etant donné qu’il s’agit d’une  inflammation, une mise au repos articulaire sera conseillée et un traitement médicamenteux prescrit. Parfois un geste médical local (infiltration) est nécessaire avec toutes les précautions habituelles. De la physiothérapie pourra vous être proposée ainsi qu’une immobilisation discontinue par attelle (orthèse) ou semelle orthopédique en cas d’atteinte au niveau du pied.

Rarement, devant l’échec du traitement médical, il faut recourir à une thérapeutique chirurgicale, par exemple au niveau du poignet ou des doigts.

Affection rhumatismale «banale » ne laissez pas « traîner » ce type de lésion afin d’éviter son passage possible à la chronicité. Dans ce cas, vous pourriez présenter une gêne articulaire parfois importante vous limitant dans vos activités quotidiennes ou de loisirs de façon prolongée.