Vous connaissez tous le proverbe : “ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui” et pourtant 95% de la population a tendance à procrastiner c’est à dire à remettre au lendemain, puis au surlendemain …

Déjà Marcel Proust dans A la recherche du temps perdu parlait de cette véritable maladie : “ma “procrastination”, comme disait Saint-Loup, mettaient à réaliser n’importe quoi, m’avaient fait remettre de jour en jour, de mois en mois, d’année en année, l’éclaircissement de certains soupçons comme l’accomplissement de certains désirs”

Nous avons tous remis à un moment ou à un autre les courses, le paiement des factures, le ménage de printemps mais pour 20% de la population, la procrastination devient chronique. On se dit toujours “demain je m’y mets et puis chaque jour on repousse”

Mais d’ou vient cette maladie ? Selon des scientifiques, l’explication viendrait de l’éducation. Il paraîtrait que pour de nombreux procrastinateurs un père dur  provoquerait  une difficulté à se réguler. C’est aussi un manque de confiance en soi: on sait que l’on ne va pas arriver à faire cette tâche alors on essaie même pas. C’est un conflit qui se déroule dans le cerveau et le temps n’est qu’un prétexte.

Dans un monde où la réussite est de plus en plus mis en avant, les procrastinateurs passent aux yeux de certains pour des paresseux et des flemmards mais il faut bien se dire qu’ils ne peuvent pas faire autrement ! Certains perdent leur travail ou ne réussissent pas leurs études alors qu’ils ont toutes les capacités intellectuelles mais elles sont freinées par ce mal qui n’est pas souvent diagnostiqué.

Il faut retrouver confiance en soi, commencer par des petites tâches simples, et puis surtout il faut se forcer faire des efforts et passer outre cette faculté de tout remettre à demain. Il faut planifier et se tenir absolument à son programme.

Les grands intellectuels sont souvent touchés par la procrastination car ils  ne veulent pas décevoir et souvent vous remarquerez que les écrivains ont du mal à écrire leur nouveau livre car ils ont peur d’être jugé et de ne pas contenter leur lectorat.

Ce qui est rassurant c’est que selon les dernières études, la procrastination a tendance à disparaître avec l’âge. Et rare sont les seniors touchés par ce handicap !