En ce moment on ne parle que du livre “Cinquante nuances de Grey”, cependant cet ouvrage est écrit avec les pieds, l’expression phare du roman c’est “j’ai un problème avec mon brushing post-coïtal” !

Apollinaire se retourne surement dans sa tombe ! Si vous aimez ce genre de littérature,  nous vous proposons des extraits des classiques français beaucoup mieux écrits et qui vont faire vivre votre imaginaire: 

La littérature érotique française est voilée,  suggérée, et a comme but de sublimer la sexualité. Mais elle peut être légère ou crue !

Mais il ne faut surtout pas la confondre avec la pornographie. Boris Vian a écrit “puisque l’amour, qui est tout de même, je le répète, le centre d’intérêt de la majorité des gens sains, est barré et entravé par l’Etat, comment s’étonner que la forme actuelle du mouvement révolutionnaire soit la littérature érotique ?”

Ainsi l’ère du libertinage a ouvert de nouveaux possibles et voici un florilège d’écrits soit tendancieux soit dérangeants :

Le Marquis de Sade publie en 1797 ces fameux vers :

“Adieu… un baiser… un seul baiser, ma sœur, pour me satisfaire au moins jusque-là. Elle le baise, touche son vit au travers de sa culotte, et le jeune homme sort avec précipitation…”

Pierre Louys, dans un style plus cru, a donné ses lettres de noblesse ou d’infamie à la littérature érotique, jugez vous même, cet extrait tiré de trois filles de leur mère en date de 1926 :

D’un air gamin, frottant à chaque fois sa bouche sur ma bouche, elle me répéta tout bas :

« Oui. Je me branle. Je me branle. Je me branle. Je me branle. Je me branle. Je me branle. Je me branle. Je me branle. »
Plus elle le disait, plus elle était gaie. Et ce premier mot lâché, tous les autres suivirent comme s’ils n’attendaient qu’un signe pour s’envoler :
« Tu vas voir comment je décharge.
— Je voudrais bien le savoir, en effet.
— Donne-moi ta queue.
— Où cela ?
— Trouve.
— Qu’est-ce qui est défendu ?
— Mon pucelage et ma bouche. »

Sinon, Apollinaire dans les “11 000 verges” de 1907  défie la poésie classique et sous couvert de réalisme met en oeuvre ses fantasmes :

Mony Vibescu en la saisissant avait passé les mains sous son gros cul qui semblait un beau melon qui aurait poussé au soleil de minuit tant il était blanc et plein. Chacune de ses fesses semblait avoir été taillée dans un bloc de carrare sans défaut et les cuisses qui descendaient en dessous étaient rondes comme les colonnes d’un temple grec. Mais quelle différence ! Les cuisses étaient tièdes et les fesses étaient froides, ce qui est un signe de bonne santé. La fessée les avait rendues un peu roses, si bien qu’on eût dit de ces fesses qu’elles étaient faites de crème mêlée de framboises. Cette vue excitait à la limite de l’excitation le pauvre Vibescu. Sa bouche suçait tour à tour les tétons fermes de Toné ou bien se posant sur la gorge ou sur l’épaule y laissait des suçons. Ses mains tenaient fermement ce gros cul ferme comme une pastèque dure et pulpeuse. Il palpait ces fesses royales et avait insinué l’index dans un trou du cul d’une étroitesse à ravir. Sa grosse pine qui bandait de plus en plus venait battre en brèche un charmant con de corail surmonté d’une toison d’un noir luisant. Elle lui criait en roumain : « Non, tu ne me le mettras pas ! » et en même temps elle gigotait de ses jolies cuisses rondes et potelées”

Voilà quelques oeuvres qui nous inspirent, qui nous offrent d’autres chemins vers le désir mais il y en a tellement d’autres. De la suggestion, aux paroles obscènes, de la grivoiserie à la dure réalité, la littérature n’a pas fini de ré-jouir !