La réforme des retraites fait débat. Elle n’est pas claire et surtout on n’y comprend plus rien. Et voilà que l’on nous parle maintenant de la clause du “grand-père”. Mais pour certains cette clause signifie aussi “tans pis pour les jeunes”. Alors d’où vient ce terme “clause du grand-père” ? Cette clause concrètement que veut-elle dire ?  Nous vous donnons les réponses afin d’en savoir un peu plus sur cette réforme complexe :  

Faisons un peu d’histoire: la “clause du grand-père” trouve ses origines dans l’histoire des États-Unis. Après la guerre de Sécession, les états du sud veulent empêcher les anciens esclaves noirs d’exercer leur droit de vote en mettant des conditions : savoir lire, posséder de la terre. Mais pour ne pas exclure les blancs pauvres, ils créent une exception, une clause : même analphabète et sans terre, si votre grand-père avait le droit de vote, avant donc la guerre de Sécession, vous pouvez voter. Voilà d’ou vient cette fameuse clause du “grand-père”

Juridiquement, la “clause du grand-père”, c’est ce qu’on appelle une clause d’antériorité. La réforme des retraites ne s’appliquerait  qu’aux nouveaux entrants, à partir d’une date définie à l’avance si la clause du “grand père” est retenue”

Il faut savoir que la clause a déjà été utilisée lors de la réforme de la SNCF. En effet, les cheminots actuels conservent leur statut mais il disparaît pour ceux qui seront embauchés à partir de janvier 2020. Mais remontons encore un peu plus le passé: quand France Télécom est devenu Orange, les salariés en place sont restés fonctionnaires, les nouveaux ont été engagés sous le régime du privé.

Alors à votre avis bonne ou mauvaise idée cette clause du “grand-père” ?