poules“Si le soir du jour des Rois, Beaucoup d’étoiles tu vois, Auras sécheresse en été, Et beaucoup d’œufs au poulailler” Ce dicton populaire est repris par une entreprise française qui veut introduire des poulaillers dans toutes les maisons de retraite de notre pays. Oui mais des poulaillers “design”, afin de réduire de 20% les déchets mais aussi pour  lutter contre la maladie d’Alzheimer. Ces poulaillers que les concepteurs ont appelé “loft” seront beaux, pratiques et sans odeur. Créer du lien social avec les résidents des maisons de retraite, manger des œufs naturels, éliminer naturellement près d’une tonne de déchets par an, voilà les nobles objectifs de cette initiative innovante:

Ce projet innovant en matière d’environnement permettra d’éliminer naturellement 15 kilos de déchets par mois rien qu’avec la présence de deux poules. Soit une économie substantielle pour la collectivité. Les volailles seront nourries exclusivement avec les restes des repas des pensionnaires et donneront en plus deux œufs par jour pour le petit déjeuner des résidents. Mais attention, ce sont des poules exigeantes, il est nécessaire que les restes soient coupés en petits morceaux afin qu’elles les picorent.
En dehors de cet aspect financier, les chercheurs ont démontré l’intérêt de nouer pour les malades d’Alzheimer un lien avec des animaux. Selon une étude américaine,  les personnes atteintes de cette maladie sont moins agressives et parlent plus en présence d’animaux. La présence des poules est stimulante intellectuellement car les pensionnaires auront un sujet de conversation tout trouvé. En plus, ce programme pilote a débuté dans un département rural car souvent les résidents avaient un poulailler chez eux, et cela permet de rappeler des bons souvenirs du quotidien.
Il faut aussi savoir qu’une étude américaine de l’Université de Trufts a démontré que les œufs peuvent être un remède face à la maladie d’Alzheimer. En effet, ils contiennent de la choline qui est un antioxydant puissant, permettant de ralentir les symptômes de la maladie d’Alzheimer. 
Pour l’instant, trois maisons de retraite du Gers sont équipées mais la société compte bien importer ce concept dans toute la France mais aussi pour les particuliers.
Concilier l’écologie et la thérapie, voilà une belle et noble idée. Si tout est bon dans le cochon, on peut aussi dire que tout est bon dans le poulailler !