Une vieille dame de 95 ans a été spoliée pour plus de 22 000€ par un escroc. Résultat, elle se retrouve sans rien et elle est obligée de faire les poubelles pour survivre. Ne touchant que 1000€ de pension, la dame a été abusée par un salopard qui prétextait avoir des dettes et d’avoir perdu ses trois enfants. Touchée par cette histoire, la dame qui ne roule pas sur l’or,  a versé plus de 19 000€ en liquide au manipulateur. En outre, pour se défendre, le truand a dit qu’il avait remboursé la vielle dame. Le tribunal a argué qu’il n’avait remboursé que seulement 400€ et l’a condamné à 8 mois avec sursis. Mais dans quel monde vit-on? 

Combien de personnes âgées sont abusées par des salopards? Les articles de presse du mois dernier sont éloquents:

  • En Alsace, 4 personnes d’origine roumaine volaient des portefeuilles, des sacs à l’arrachée uniquement sur des personnes retraitées. Plus de 15 seniors ont été dévalisés par ces malfrats.
  • Dans l’Aube, deux couples sont soupçonnés  d’avoir escroqué une quinzaine de personnes âgées.
  • A Vernon, 3 individus sont soupçonnés d’avoir extorqué plus de 20 000 euros à un couple de personnes âgées, à leur domicile.
  • Dans les Vosges, on assiste en ce moment à recrudescence des vols par ruse au préjudice des personnes âgées. 

Il faut savoir que les personnes âgées sont la cible de 67% des vols par ruse et des arnaques par téléphone. Les services de l’Etat préconisent “a plus grande vigilance lors des démarchages téléphoniques dont ils pourraient faire l’objet, en particulier lorsqu’ils n’identifient pas clairement leur interlocuteur ou lorsque leurs coordonnées bancaires sont demandées”. C’est assez simpliste comme recommandations, non?

Une victime est toujours une victime et quel que soit son âge, seulement les seniors sont la cible privilégiée des délinquants. On se remet moins bien d’une agression à 70 ans qu’à 20 ans ! Il y a une spécificité du traumatisme de la trace indélébile laissée par les agresseurs. La peur des représailles est beaucoup plus présente chez les retraités, et beaucoup d’entre eux refusent même de porter plainte. Le fait de se déplacer au commissariat est souvent une difficulté supplémentaire, la mobilité n’est pas toujours évidente à partir d’un certain âge.

Il faut que la sécurité des seniors soit une priorité et il ne faut pas que le sentiment de peur domine chez les aînés.