euthanasieSa hantise était “d’être une vieille dame bloquée sur un lit d’hôpital”. Alors Gill Pharaoh une ancienne infirmière anglaise de 75 ans a décidé de se faire euthanasier en Suisse. Le pire c’est qu’elle était en excellente santé. Pour justifier son geste dramatique, cette grand-mère de 8 petits-enfants déclarait “Je refuse de vieillir. Je ne pense pas que la vieillesse soit drôle”. Depuis toujours, Gill avait une vision très sombre de la vieillesse car c’était pour elle synonyme de “moments affreux” Il n’est pas certain que son compagnon et ses enfants soient du même avis…

90% des français et 94% des seniors sont favorables au recours à l’euthanasie active pour les personnes en fin de vie qui en feraient la demande. Mais en l’espèce,  le cas de cette grand-mère de 75 ans est un peu particulier. Seule, elle a décidé de mettre fin à ses jours car elle refusait que ” les gens se souviennent de moi comme une  vieille dame dans un fauteuil roulant“. Alors, Gill Pharaoh a passé sa dernière soirée à flâner dans les rues de Bâle comme une touriste lambda, mais le compte à rebours morbide avait déjà commencé.

Ce suicide assisté pose de multiples questions:

– Comment peut-on sciemment se donner la mort alors qu’on ne souffre pas, que l’on est pas malade et que seules des acouphènes et un vilain mal de dos vous rendent la vie plus difficile?

– Comment la clinique suisse a-t-elle pu l’aider à mettre fin à ses jours?Pourquoi son compagnon depuis près de 25 ans n’a-t-il pas réussi à la dissuader?

– Peut-on décider de mettre fin sciemment à ses jours sans raison aucune à part la peur absolue de vieillir et de voir son état se dégrader ?

L’ancienne infirmière avait écrit deux livres sur la façon de prendre soin des personnes âgées et son leitmotiv était qu’un jour ou l’autre, la santé se détériore. La vie des retraités des seniors est-elle si terrible qu’il faille abréger leur existence?

Sa dernière volonté fut “ne me jugez surtout pas” mais on peut néanmoins d’interroger…